Jean Liedloff avec population indigène

Alors voilà, j’ai lu le concept du Continuum écrit par Jean Liedloff en 1975…

C’est ce que j’ai décidé d’appeler maintenant un ‘livre monde’. C’est ce genre de livre qui une fois lu, nous font voir le monde entier différemment et qui sont tellement ardus à résumer car en fait ils parlent d’une certaine façon … de TOUT. Ce genre de livre qui, une fois lu, placent un filtre devant nos yeux nous contraignant à appréhender la vie d’une façon irrémédiablement différente.

Ce livre là je vais vous le résumer avec mes mots et tenter de partager avec vous quelques clefs. Ce livre est bouleversant et a pu conduire certain.e.s de ces nombreu.ses.x lectrices et lecteurs à sombrer dans une dépressouillette…

J’ai lu ce livre quand mon fils Ulysse avait 10 mois. Je n’ai pas respecté le concept du continuum. Mais je suis ok avec ça comme j’espère que vous le serez en me lisant. On ne pouvait pas savoir.

Je sais que ce sujet est « touchy ». J’espère ne froisser personne mais je souhaite aussi que cet article fasse bouger les choses, sinon je m’abstiendrai d’écrire et garderai tout ça pour moi. Je ne juge PERSONNE. Mais ce que je juge : la vision surmédicalisée et calibrée de l’accueil du nouveau-né, des siècles de pudibonderie et de froideur autour de l’allaitement ayant contribué à dissoudre les connaissances générationnelles, le patriarcat qui a pris le pas sur les connaissances ancestrales (aujourd’hui on attend d’un docteur qu’on n’a jamais rencontré de nous apprendre à élever son bébé), le féminisme français des années 60 qui s’est dressé contre la femme biologique et voyant la maternité comme un frein à devenir comme un homme, l’érotisation des seins (combien de témoignages accablants de tétées rendues honteuses dans des lieux publics).

« Je serai honteuse d’avouer aux indiennes que là d’où je viens les femmes se sentent incapables d’élever leurs enfants tant qu’elles n’ont pas lu les recommandations d’un homme qu’elles ne connaissent pas ». J.L

(Article passionnant, sur allaitement, féminisme et anticapitalisme : https://journals.openedition.org/revdh/202)

Résumé du livre

Début 70, Jean Liedloff, américaine, a passé deux ans ½ avec le peuple Yékwanas dans la jungle vénézuélienne. Cette expérience l’a totalement bouleversée et elle en a retiré la certitude que nous, société occidentale, avions rompu le Continuum. Que notre manière de nous occuper d’un bébé pendant la période cruciale des 6 premiers mois ne correspondait pas à ce que l’évolution avait prévue.

Cela pourrait ainsi expliquer notre impossibilité à connaitre le bonheur véritable et complet.

La base du concept du Continuum humain réside dans la manière de s’occuper des bébés et correspond à peu près aujourd’hui à ce que l’on appelle « le maternage proximal ». Je me suis de plus en plus persuadée, de par l’expérimentation avec Ulysse qui a maintenant presque un an, que c’était la manière la plus logique et saine de m’occuper de mon bébé. Ce livre me l’a pourtant prouvé, de la manière forte du style « tiens prends toi ça dans la gueule ».

Qu’est ce que le continuum humain ?

On suit le continuum lorsque notre style de vie se calque sur ce que l’évolution a prévue.

Quand un bébé vient au monde, il s’attend à être secoué par la violence de l’accouchement. C’est le passage obligé. C’était « prévu ». Ensuite il s’attend à être tenu contre sa mère et à pouvoir téter. Puis à être porté pour ne pas être laissé sans défense et recevoir le contact de la peau.

Pour que vous puissiez comprendre, voici quelques exemples auxquels je peux penser pour décrire le continuum d’autres animaux : les chatons ont comme « attente » de se faire lécher le corps par leur mère très régulièrement (pas du tout les humains). Les bébés singes ont comme « attente » que leur mère soit poilue pour qu’ils puissent agripper ses poils dès qu’elle bouge (les bébés singes doivent s’agripper à leurs mères pour ne pas tomber. Les bébés humains, c’est la mère qui doit les porter. Les bébés humains pendant les 3 premiers mois ont gardé ce reflexe archaïque, le ‘grasping’, qui nous vient du temps où nous étions des singes !!). Les bébés koalas ont comme attente de lécher leur mère qui s’est tartinée de diarhée juste après l’accouchement pour qu’ils ingèrent les bonnes bactéries lui permettant ensuite dans sa vie de se nourrir exclusivement d’une plante hautement indigeste, l’eucalyptus (j’adore cette histoire j’en profite pour la partager !!).

Définition du Continuum dans le livre

« Le continuum humain peut être défini comme un enchaînement d’expériences qui correspondent aux attentes et tendances de notre espèce, dans un environnement de même logique que celui où sont nées ces attentes et tendances. » J.L

Dans le livre, elle aborde surtout le continuum en rapport avec les premiers instants après la naissance et la période cruciale des 6 premiers mois. Notre intellect a pris le pas sur notre instinct primitif et nous sommes totalement déconnectés de notre sens du continuum.

« Aujourd’hui nous sommes vraiment dominés par l’intellect. Notre sens inné de ce qui nous est bénéfique a été ébranlé au point que nous sommes à peine conscients de son fonctionnement et à peine capables d’établir la distinction entre les impulsions naturelles et les autres. » J.L

Elle critique ouvertement la manière occidentale de s’occuper des nouveau-nés, (qui s’est largement améliorée depuis l’écriture de ce livre il y a 50 ans !!). Dans les années début 70, on pensait encore qu’un bébé ne sentait pas la douleur, qu’il allait tout oublier ! Soins prodigués direct à la venue au monde, dodo loin de la mère, laisser pleurer pour apprendre à faire ses nuits, allaitement ou biberon à heures fixes et d’autres pratiques qui nous paraissent aujourd’hui vraiment barbares comme attacher les bébés.

Bien que cela se soit amélioré, il y a encore beaucoup de vrai dans la liste ci-dessus dans ce que l’on conseille aux jeunes parents. De cela découlerai un mal-être, qui nous suivra toute notre vie.

Heureusement cela change beaucoup en ce moment, visiblement suivre le continuum devient à la mode : Allaitement (la France reste un des plus faibles taux d’Europe), maternage proximal, cododo, portage… Et les papas sont totalement impliqués !!

Elle décrit les Yékwanas comme un peuple parfaitement heureux (perso je me sens heureuse mais clairement pas tout le temps et il y a toujours quelque chose que je désire, ayant l’impression que sa possession augmenterait mon bonheur. Et on trouve cela parfaitement normal et je ne crois pas connaitre quelqu’un qui a atteint un tel niveau d’éveil spirituel qu’elle/il est intrinsèquement et constamment heureux.se.).

Ayant passé quelques temps dans la jungle en Equateur avec des familles, cela m’avait frappée : ils passaient leur journée à se fendre la gueule en famille, les yeux brillants. Dans leur bicoque, à bouffer du manioc à chaque repas et dormant sur des tapis par terre.

« L’intellect a pris le dessus en décidant ce qui est bénéfique et revendique la suprématie de ses caprices et opinions. Donc, ce qui était jadis l’attente confiante d’un traitement et d’un environnement appropriés est aujourd’hui une attente si frustrée que souvent l’homme s’estime heureux tant qu’il n’est pas sans domicile ni malade. Mais même lorsqu’il dit « je vais bien », il y a en lui un sentiment de perte, une aspiration vers quelque chose qu’il ne peut nommer, une impression d’être décentré, de manquer de quelque chose. »  J.L

La période dans les bras

Un bébé continuum est dès la naissance placé en peau à peau contre sa mère. Et durant les 6 premiers mois, avant le 4 pattes, il sera porté, dans les bras ou en tissu, constamment par la famille ou voisinage.

Là où c’est particulièrement intéressant c’est que le bébé n’est pas ménagé. Il est emmené partout et n’empêche pas du tout de réaliser les tâches ou déplacements. Il aura donc l’occasion d’assister à HAUTEUR d’HUMAIN à toutes les expériences sociales de ses parents. La mère ne cesse pas sa vie, il est pleinement intégré dans les activités. Ainsi en grandissant il aura envie de reproduire ce que font ses parents et trouvera naturel de les aider dans les tâches du quotidien.

« Il peut être couché sur les genoux de quelqu’un et en contact occasionnel avec les bras et les mains occupés, au-dessus de lui, à pagayer, à coudre ou encore à préparer le repas. Ensuite, il peut sentir un genou se dérober sous lui et une main agripper son poignet. Le genou disparu, la main resserre sa prise et l’élève dans les airs pour le ramener contre le buste. »

« Le bébé peut être à nouveau soulevé par le bras et plongé dans l’eau froide, éclaboussé et lavé. »

« Presque sec, il peut se faire tremper par une pluie battante et ne retrouver du confort que plus tard, lors d’un changement radical qui le fait passer de l’extérieur froid et humide à un refuge chauffé par un bon feu ».

« S’il y a une fête alors qu’il dort, il est secoué assez brusquement lorsque sa mère danse et saute au rythme de la musique ».

Malgré tout, il se sent bien car tout cela répond à ses attentes innées.

« Ce n’est que si on le privait de ce contact qu’il remarquerait le besoin pressant qu’il en a. Son attente sans équivoque et son expérience de ces circonstances très précises sont tout simplement en accord avec le continuum de son espèce. Il se sent bien, c’est pourquoi il éprouve rarement le besoin de pleurer ou de faire autre chose que téter, aimer satisfaire ce stimulus et déféquer. Sinon, il passe le reste de son temps à apprendre à quoi ressemble la vie ».  

« Sa vie, pleine d’actions, est en accord avec la façon de vivre de ses millions d’ancêtres et répond aux attentes de sa nature ». J.L

La nuit

Et bien chez les Yékwanas, les bébés dorment avec leur mère, tétant toute la nuit, ce qui n’est pas fatiguant du coup, souvent même pas besoin de se réveiller, le téton est à dispo. Et non, l’extrême fatigue des jeunes mères n’est pas … NORMALE… La nature a prévu le cododo évitant par là même les graves dépressions et baby blues… La nature a prévu que dans la forêt vu les quelques dangers on ne va pas laisser un bébé seul. Donc les petits êtres qui naissent s’attendent à garder ce contact physique si rassurant.

Lorsque ma pédiatre fronce les sourcils quand je dis « bah oui il se réveille encore 3 ou 4 fois dans la nuit mais ça ne me dérange pas je dors avec lui », je sais que pour elle il y a un « problème ». Mais pas pour moi. Et je sais que c’est normal que vous me demandiez « alors ça y est ? Il dort bien ? ». Moi je réponds oh oui mon bébé dort très bien, il fait ses nuits, mais pas les miennes. Il est reposé, serein et fait de longues siestes. Le cerveau des enfants n’est mature pour le sommeil sans réveil que vers 5 ans. Il est aussi normal que des bébés dorment toute la nuit, je suis sure qu’il y en a chez les Yekwanas ! Ça dépend juste des bébés. Mais ça ne change pas grand-chose pour le sommeil de la maman.

Combien de mère ont attendu, le cœur broyé, croyant faire au mieux, obéissant au pédiatre, devant la porte de la si jolie chambre du bébé (qui lui s’en fout royalement de la déco) qu’il finisse par s’endormir d’épuisement les poings dans la bouche ? Se disant « voilà enfin, on tient le bon bout il commence à apprendre à s’endormir seul » ! Alors que le bébé (les neurosciences nous l’ont appris depuis MERCI) n’a fait que secréter tellement d’hormones de stress qu’il ferme les écoutilles et préfère s’isoler du monde par le sommeil.

« Ce que le bébé va rencontrer et expérimenter juste après la naissance va déterminer sa perception de la vie. Le bébé n’a pas été préparé par la nature, par son continuum à se retrouver dans le néant, dans la “non vie”, perdu dans un panier rempli de tissu ou dans une boîte en plastique (le couffin de la maternité) sans mouvement, sans son, sans odeur ou sans sensation de vie. » J.L

La nature a prévu que si un bébé hurle :

« La nature ne dicterait pas au bébé de hurler au martyre si tel n’était pas précisément le cas. L’heure est aussi grave qu’elle en a l’air. » J.L

Et oui quand un bébé hurle alors qu’il vient de manger, qu’il est changé, c’est très surement qu’il a besoin de vos bras, peut-être pour continuer à y hurler mais déjà un peu plus rassuré. Et non, ce n’est pas anodin un bébé qui hurle. C’est notre société qui trouve cela normal. Le bébé qui hurle est dans un état de désespoir TOTAL il n’est pas physiologiquement capable de comprendre l’impermanence, de savoir que cette situation va cesser.

Le détachement progressif

Pourquoi on dit qu’il faut éviter le cododo et laisser pleurer les bébés ? Souvent on dit que c’est pour qu’ils soient indépendants… Et pourtant, un bébé Yékwanas va petit à petit se détacher de lui-même de sa mère, partir découvrir les environs de plus en plus loin. Revenir vers sa mère dès qu’il a faim ou veut dormir. Et le bébé, fort d’une grande confiance en lui grâce à la période dans les bras, n’aura besoin des bras de sa mère que dans les moments de grand stress.

Je suis persuadée que la base des mal-être humains réside dans le manque de confiance en soi. Le maternage proximal renforce cette confiance. Les enfants maternés seront tellement forts de cette croyance en eux, en les autres qu’ils seront très indépendants mais sauront qu’ils peuvent compter sur leur entourage et sauront demander de l’aide.

« C’est précisément la fusion mère-enfant qui a assuré la survie de notre espèce depuis son origine. L’être humain nait encore aujourd’hui démuni sur le plan physique et affectif et le demeure durant les toutes premières années de son existence. Son autonomie est certes un objectif ultime à atteindre ; toutefois, il ne peut l’être que si la sécurisation primitive a pu être réalisée. » Martine Herzog Evans

MES CONSEILS (très personnels) qui sont de moins en moins à prendre au pied de la lettre plus on s’éloigne de la naissance :

  • Porter autant que possible les bébés, notamment en peau à peau, ça marche avec les papas et les autres membres de la famille !! Utilisez la poussette pour mettre les courses dedans et le bébé dans le porte bébé. Dans les premiers mois l’écharpe est top mais franchement ne vous arrêtez pas à ça ! Les portes bébés clic-clic sont géniaux.
  • Allaiter à la demande. Oui un jour l’enfant n’aura de lui-même plus envie de téter, vers 4 ans. Il n’y a pas besoin de lui apprendre à se réguler là-dessus.
  • Allaiter à la demande la nuit. Certains bébés maternés font la nuit de leurs parents dès leur 1 mois. Bon ce sont des exceptions hein ! Les réveils nocturnes sont normaux. Et… essayons de faire disparaitre cette phrase : « alors ça y est, il fait ses nuits ?? »
  • L’allaitement n’a pas marché ? Le maternage proximal fonctionne avec les biberons !
  • Faire dormir bébé sur un matelas deux places au sol et dormez avec lui ou rejoignez le dans la nuit et continuer la nuit avec le bébé en l’allaitant et surement en vous endormant. Et dormir près de son angelot c’est magique et ça ne va pas durer de nombreuses années !!
  • Faire confiance à votre bébé et à votre cœur de maman.
  • Motricité libre = pas de parc, ni de transat, bébé libre de découvrir son environnement. Je n’ai pas abordé le sujet important du livre de la sécurité, en gros « lâchez la bride de vos bébés !! ».
  • Vous poser la question que ferais-je si j’étais plus connectée à mon animalité quand je m’occupe de mon bébé ?

Limites du livre

  • On n’habite pas dans la jungle. On vit dans un environnement qui n’a à peu près RIEN à voir avec celui des Yékwanas. On a des horaires à respecter, on vit dans une société basée sur la consommation, le désir, l’entreprenariat. Alors on se pose et on réfléchit sur comment on peut construire une société qui jongle avec tout ça. Où les mères peuvent être maternantes ET socialement et professionnellement actives.
  • Un travail parfois à reprendre où on ne va pas pouvoir emmener l’enfant dans le dos (qui n’apprécierait pas du tout passer une journée dans le dos de sa maman immobile devant l’ordi). Reprendre le travail à 2 mois ½ avec un bébé qui va à la crèche 5 jours par semaine 10h par jour, hum hum, vive le congé mat français très très continuum.
  • J’essaye de ne pas trop idéaliser les peuples amazoniens. Déjà, j’aimerai pas du tout aller vivre avec eux. Je pense que je ne me sentirai pas à ma place. Ma place elle est là, dans mon pays occidental, j’y suis bien. Après plein de voyages j’ai choisi de vivre là.
  • Jean Liedloff compare la situation des Yekwanas avec des situations extrêmes chez les Occidentaux. Cela a dû arriver de telles maltraitances chez les bébés avant les années 80 mais ça parait tellement choquant aujourd’hui !!
  • Ce livre est complexe et manque de précisions. Elle ne donne aucune piste sur comment adapter cela en Occident. J’ai aussi trouvé frustrant qu’elle ne donne pas plus de détails sur leur vie.

Conclusion

Je crois que ce livre m’a en même temps rendue extrêmement triste et très positive. Cela m’a fait réaliser que notre monde qui ne tourne pas rond et qui n’est clairement pas heureux (juste au passage en France, un français sur quatre consomme des psychotropes, nous sommes le premier consommateur du monde. Autre chiffre qui illustre bien le « monde qui ne tourne pas rond » : les 1% des plus riches de la planète détiennent désormais davantage que les 99% restants (Oxfam)) pourrait trouver du mieux si nos bébés était portés, allaités et cododotés (et que cela soit fait avec joie et amour cela s’entend) les 6 premiers mois de leur vie ??? (voir un peu après hein ^^).

Et le truc positif ? Mais c’est ultra facile à faire !! C’est ouf ! Je ne dis pas que cela va tout résoudre, en fait on n’en sait rien, POURQUOI PAS après tout ??? (j’avoue j’y crois à fond^^). ET… j’irai même plus loin en affirmant que ça pourrait nous rappeler notre lien avec le grand tout, l’univers, que nous sommes la nature, et ainsi contribuer à faire comprendre aux hommes qu’il faut arrêter de la bousiller vue qu’elle est … nous et nous … elle.

On fait de notre mieux !! Je n’ai certainement pas porté mon bébé tout le temps loin de là. On n’utilise pas la poussette pourtant à un moment pourtant j’aurai bien aimé mais Ulysse a fait de la poussetophobie ^^. Du coup il a été très porté en balade.

Je le laisse à la crèche 3 jours par semaine depuis qu’il a 6 mois, je ne sais pas ce que cela lui fait. Certains font le choix de ne pas faire garder leur bébé.

Ce livre nous donne quelques clefs pour secouer les visions qui sont devenues traditionnelles chez nous. Le continuum brisé vient questionner et concerne tout le monde car : Comment vais-je m’occuper de mon bébé ? Comment me suis-je occupé.e de mon bébé ? Mais peut-être surtout : Comment mes parents se sont occupés de moi (de mon collègue, ma pote, cet homme politique, cette personne observé dans la rue, etc…) ?

Sources

J’ai trouvé dans mes recherches un blog super bien fait :

  • Si cela vous intéresse d’aller plus loin, allez lire cet excellent article : http://parents-naturellement.com/concept-continuum/
  • Article passionnant, sur allaitement, féminisme et anticapitalisme de Martine Herzog Evans https://journals.openedition.org/revdh/202)
  • Livre « Le concept du Continuum » de Jean Liedloff, Ambre editions, 2006
  • https://www.oxfam.org/fr/publications/une-economie-au-service-des-1?fbclid=IwAR1HV44FPJuHbYGreBX_HGjjwkrY_mPGEhfczCdVx3gmRRER1fqsK2_ZAGc

Rose Debouverie

Contactez-moi pour des cours de Yoga dans votre entreprise !!

<< PENSEZ AU YOGA DANS DES SÉMINAIRES >>

J’enseigne en ce moment dans deux entreprises, sur leurs pauses midi :

  • Un cours le lundi de 12h15/13h30 au Woopa. C’est un bâtiment éco-conçu à Vaulx-en-Velin qui abrite notamment la NEF, une banque éthique.
  • Un cours le jeudi 12h15/13h05 avec la Compagnie Nationale du Rhône, CNR

Comment amener le Yoga dans votre entreprise ?

Vous aimeriez que votre entreprise propose des cours de Yoga ? Voilà comment cela peut se passer :

  • Voir s’il y a une salle disponible. Cela peut être une vraie salle de sport mais aussi simplement une salle de réunion ou un bureau assez vaste ; parfois il faut pousser quelques tables, toute le monde s’aide, c’est plutôt un moment sympa !
  • Proposer aux décideurs un professeur de Yoga
  • Leur proposer deux types d’entente : soit l’entreprise met juste à disposition une salle et chaque élève paye son cours au professeur selon les critères de celui-ci, soit c’est l’entreprise qui prendra en charge financièrement le cours en s’entendant sur un prix fixe avec le professeur.
  • Choisir le créneau horaire : sur la pause midi, le matin avant de se mettre à travailler ou le soir en fin de journée.
  • Si l’entreprise n’a pas de salle à mettre à disposition, on peut proposer des activités de Yoga ponctuelles, sur des séminaires ou des journées particulières de ‘team building’, le matin accompagné d’un petit dej, etc.

Pourquoi les entreprises gagnent-elles à mettre en œuvre des cours de Yoga ?

La pratique du Yoga, c’est-à-dire méditation + respiration + mouvements, peut améliorer la mémoire, la concentration, le contrôle des émotions et la réduction du stress :

  • Dans le cadre des problématiques de bien-être au travail, le stress est la première cause d’arrêts maladie en France. Le Yoga permet directement de réduire le stress et autre TMS (troubles mécanico-squelettiques) et RPS (risques psycho-sociaux). Grâce au travail des postures, les pratiquants réguliers pourront réduire leurs problèmes de dos, qui touchent entre 70 et 80% de la population !* (voir articles sources en fin de texte).
  • Passer un moment cool et agréable entre collègues avec des postures parfois physiquement engageantes, en essayant de ne pas trop se prendre au sérieux, est un vrai moment de partage et crée plus de cohésion.
  • La méditation augmente l’efficacité des employés, c’est évident ! Être plus présent lors de réunions, quand on est sur un dossier, quand on parle à quelqu’un… Être là à 100%. Au travail (comme dans leur vie en général), les gens pourront être plus efficaces et donc travailler moins tard le soir, améliorant ainsi leur qualité de vie globale. Parfois dans nos vies si rapides, on est tellement sollicités, pris par des choses du passé, du futur, on se retrouve coincé, incapable de gérer des problèmes de manière efficace et parfois en allant jusqu’au burnout. Prendre un moment au moins une fois par semaine pour lâcher, ralentir le rythme, se tourner vers le corps et la respiration permettra d’éclaircir ses idées et d’être plus à l’écoute de nous-mêmes et des autres.

 

Ateliers de Yoga spéciaux « Yoga sur chaise »

Je peux vous proposer de venir dans le cadre d’un séminaire ou tout autre événement faire un atelier de Yoga sur chaise en enseignant des postures de Yoga simples, qui peuvent être faites sans quitter son bureau et dans une grande discrétion, pour soulager des tensions physiques et mentales, apprendre à respirer dans des moments difficiles, à se tenir droit…

Vous êtes intéressé seulement par la méditation ?

Merveilleux outil en lui-même que la méditation. Non, il ne s’agit pas de ne plus penser et de faire des bruits bizarres ! Tout le monde peut méditer. Méditer c’est observer ce qui est là, dans ce moment présent, en nous et autour de nous. « Aujourd’hui je me sens bien au travail, aujourd’hui non, je me sens stressé, j’ai mal dormi, j’ai beaucoup de choses en tête… Méditer c’est ça, observer la fluctuation de nos états, tous les jours différents, merveilleux ; c’est la vie même !

Un des avantages de pratiquer le Yoga sans les postures, avec juste respiration + méditation, c’est que cela prend peu de place, on peut être plus proches les uns des autres, pas besoin de tapis, juste de savoir respirer – en principe là-dessus, on est ok…

N’hésitez pas à me contacter au 06 95 62 44 68 pour plus d’informations.

Rose Debouverie

Facebook : @flowavecrose

Articles source : http://www.getyogi.fr/yoga-meditation-entreprise/pourquoi/

https://www.welcometothejungle.co/articles/les-bienfaits-du-yoga-au-travail

http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2017/07/20/09008-20170720ARTFIG00006-stress-avez-vous-teste-le-yoga-au-bureau.php

http://inspireandco.com/inspire-yoga-le-yoga-en-entreprise/

https://my-happy-yoga.com/cours-en-entreprise.php

J’enseigne le Vinyasa Flow à Lyon. Je me suis formée dans l’école de Julie Martin, Brahmani Yoga, à Goa dans le Sud de l’Inde ; une formation passionnante qui m’a donné envie de rester dans sa dynamique. Julie Martin a même créé un mouvement appelé ‘intelligent Yoga Rebellion’ qu’elle diffuse un peu partout en Europe par le biais de workshops et formations. Son mantra ? « La pratique n’est pas dans les asanas, elle est dans la conscience ».

Infos sur son site ici : www.brahmaniyoga.com/

 

1.

Profiter d’une méditation en mouvement : quand on part dans un de mes flows libres et dynamiques c’est comme un voyage vers ce qu’il y a de plus profond en chacun de nous. La pratique du Vinyasa avec enchaînement liant mouvements et respiration repose sur une séquence différente chaque semaine, souvent avec des postures ou des transitions nouvelles et parfois exigeantes. Mais le plus important n’est pas de réussir la posture mais de ressentir quelles émotions, quelles sensations physiques ou mentales arrivent durant la pratique. Et cela se produit naturellement dans un flow qui nous garde en pleine conscience.

 

2.

Amener de l’espace dans le corps et le mental : plusieurs choses peuvent nous sortir du moment présent et de l’attention portée aux autres, peut-être une douleur ici ou là, ou encore le stress. On va donc chercher à réduire ces problèmes. La sollicitation du corps de manière dynamique et fluide est très bénéfique pour accéder aux fascias (ou tissus conjonctifs), souvent à l’origine de beaucoup de maux. Pour cela j’utilise souvent des mouvements libres, des explorations dans une posture ; la recherche de l’amplitude de mouvement, plutôt que d’une posture figée. Et bien sûr la pleine conscience, le fait d’être entièrement dans le corps, crée de l’espace dans le mental. On arrive sur le tapis avec le petit singe dans la tête, le « monkey mind », super agité parfois ! Mais grâce à l’attention au souffle, avec la respiration Ujjayi, grâce aux enchaînements, le singe se calme (la plupart du temps, cela dépend des jours, observez !). Libérer le mental pour diminuer un peu l’importance de notre ego, pour augmenter notre vigilance, élargir notre champ de vision et être plus attentif au monde. On répète plusieurs fois les transitions pour que tout devienne fluide mais au début on peut être un peu perdu. C’est justement là où on travaille sur la confiance en soi, la mémoire, et la proprioception. C’est le fait d’avoir conscience de la position du corps dans l’espace (« et maintenant faites face à l’arrière de la salle », « C’est la jambe droite devant ici, pas la gauche ! »). Et au fur et à mesure des cours, vous connaîtrez mieux les postures qui reviennent et vous habituerez à cette dynamique.

 

3.

Réveiller l’intelligence du corps : les ajustements se font presque entièrement par des indications à la voix, laissant les corps trouver leur place. Les dernières études sur l’anatomie du mouvement laissent penser que l’alignement parfait n’existe pas, il suffit de regarder la multiplicité des corps autour de nous ! Le corps est intelligent, pendant la pratique de Yoga on développe l’écoute de soi. Souvenez-vous : vous êtes votre meilleur professeur.

 

4.

Travailler des postures fun et parfois physiquement difficiles ! Si vous aimez vous lancer des défis, vous avez de quoi vous amuser en Vinyasa. Le corbeau, Vashistasana, Wild Thing, posture inversée sur la tête … sont des exemples parmi beaucoup. Les postures de Yoga sont infinies, on peut toujours en apprendre de nouvelles ou travailler sur des variations. Certaines postures demandent de la force dans les bras, d’autres de la flexibilité, presque toutes de renforcer les abdos profonds… En même temps, si vous n’avez pas grand intérêt pour les postures de Yoga plus acrobatiques, on peut toujours modifier pour que le cours ait un sens POUR VOUS !

 

5.

Profiter du ‘Brahmani Style sequencing’ : Julie Martin a développé un cadre pour créer un cours, une séquence (‘sequencing’ en anglais), que je continue à utiliser presque pour tous mes cours, tout simplement parce que ça marche très très bien. Les séquences ont une structure, ce qui me permet de mener des cours équilibrés et bien fluides, tout en développant la créativité au sein de cette structure. Cela permet aussi aux élèves de se raccrocher à certains rituels qu’ils retrouveront dans presque tous les cours, tout en sachant que chaque semaine, la séquence sera totalement nouvelle. Les séquences fonctionnent en ‘rounds’ qui se répètent, ajoutant la deuxième fois des variations plus avancées ou de nouvelles postures. Cela donnera une qualité méditative à la pratique et créera la mémoire du corps, pour permettre de moins penser l’enchaînement pour plus le ressentir ! Et car tout effort mérite réconfort… le cours se terminera toujours par Savasana, une relaxation profonde.

 

Je vous attends pour mettre tout ça en pratique dans mes cours à Lyon !

 

info@flowavecrose.yoga

www.facebook.com/flowavecrose

 

<< Je trouve que les retraites de Yoga c’est exceptionnel, pas vous ? >>

 

 

 

Quand on est prof de Yoga, on rêve souvent de partir faire une retraite, pour être élève à notre tour pendant plusieurs jours… Ahhh le rêve… Mais bon, faut bien que quelqu’un les organise aussi parfois J ! Et c’est passionnant car c’est là qu’on peut vraiment accompagner les élèves, en profondeur vers d’autres aspects du Yoga et leur offrir … du rêve !

 

Cette année en février 2018, avec mon amie Timiri on a organisé notre première retraite d’une semaine à Goa, une expérience inoubliable, pour les élèves et pour nous aussi ! J’avais aussi organisé un week-end en juillet 2017 dans les Alpes et je m’apprête à recommencer le week-end du 15 Juin dans la Drôme.

C’est lors d’une retraite de Yoga Vinyasa Flow de 4 jours au Laos en Octobre 2015 que j’ai eu le déclic pour faire une formation de prof… Alors c’est vrai que c’est quelque chose de vraiment important et précieux pour moi.

J’ai voulu ici donner quelques idées à ceux et celles qui commencent. N’hésitez pas à commenter pour alimenter cet article de vos expériences. Pour la durée, certaines des idées que vous trouverez ici sont surtout pertinentes pour une retraite longue d’une semaine mais la plupart sont adaptables sur un week-end par exemple.

 

  1. Commencer la retraite par une cérémonie d’ouverture pendant laquelle vous pourrez distribuer le livret de la retraite, c’est important de faire cela joli, ça laisse un super souvenir. Dedans vous pouvez mettre le programme, votre bio, un texte d’inspiration sur votre style de Yoga, une sélection de livres, un peu d’histoire ou de philo du Yoga, rappel des différents styles de Yoga, un exemple de séquence à reproduire, … Pendant la cérémonie on peut commencer par parler ensemble du programme puis se présenter chacun. Pour une retraite d’une semaine, on a eu envie de leur faire des petits cadeaux : on a offert à chacune un magazine de Yoga et une huile essentielle DoTerra. Ensuite méditation sur la bienveillance les uns les autres en se tenant la main. On peut ensuite enchainer sur un Yoga tout doux type Yoga restoratif afin que les gens commencent la retraite bien détendus.

 

  1. Proposer le silence d’or du lever jusqu’au petit-déjeuner. Tous les matins méditation (je fais de 6h30 à 7h30) puis pause d’1/2h puis Vinyasa. Ensuite vient le tant attendu petit-dej… où on brise le silence tenu depuis le lever. C’est une manière d’amener un peu de Vipassana dont j’ai tellement aimé ce silence de 10 jours dans mes retraites, en mode « soft ». Les gens adorent !

 

  1. Au début, leur expliquer ce qu’est une retraite. C’est littéralement « se retirer », on vient pour s’éloigner de la société hyper connectée. Peuvent-ils laisser les téléphones et internet de côté ? On peut pousser le truc, (je ne me suis pas sentie encore) en proposant une retraite sans smartphone, ils nous les remettent au début. Si urgence, vous êtes joignable etc… Bien sur le juste milieu est de leur signifier la conscience sur l’utilisation, peut-être une fois par jour et pas le matin pendant le silence d’or…

 

  1. Commencer tôt par 1h de méditation, ne pas avoir peur de leur proposer des activités engageantes. Une retraite peut être une vraie transformation, ce n’est pas QUE des vacances… et leur dire qu’il va y avoir des choses qui vont se passer, des choses agréables et aussi peut-être des choses plus difficiles. On est dans un nouveau lieu, entouré de personnes inconnues avec qui parfois on partage une chambre, on fait beaucoup de yoga, tout ça remue, c’est normal. Vous êtes là pour les écouter quand ils ont besoin, il faut bien leur dire.

 

  1. Allonger les cours de pratique d’asanas. D’habitude vous faites un cours d’1h30 ? Profitez-en peut-être pour que cela dure 2h avec pour une fois une vraie loooooongue relaxation ! ON A LE TEMPS !! Pas d’élèves qui veulent courir au travail ou vite rentrer chez eux préparer le diner…

 

  1. Laisser beaucoup de temps libre, ne pas chercher à remplir leur programme surtout ! Les gens auront soit envie de se promener, d’écrire, lire et même beaucoup dormir… Pendant mes retraites, après le petit déj jusqu’aux activités de fin d’aprem, c’est temps libre, de 11h à 16h. Et vous aurez besoin de ce temps aussi pour vous reposer, c’est fatiguant tout ça…

 

  1. Choisir un lieu qui propose des bons repas végétariens et bio. C’est le moment de montrer aux élèves pas encore habitué à ce type d’alimentation que… ben c’est trop bon ! Faire des repas des moments agréables tous ensemble et montrer que les Yogis souvent adorent bien manger et sont de grands gourmands, en pleine conscience de l’origine des produits.

 

  1. En fin d’après midi on peut proposer Yoga Nidra, Restoratif, Yin… Le soir on peut organiser des soirées mantra. Parfois c’est une première pour certains élèves et c’est souvent très apprécié. Apporter autant de percussions que possible, shaker, tambourin, clave… et leur dire que s’ils le souhaitent ils peuvent vous accompagner dans le rythme. On peut aussi proposer des soirées jeux, j’ai testé une fois le Dixit, c’était un bon jeux Yogis j’ai trouvé ! Une fois on avait regardé un documentaire sur le Yoga, c’était très sympas aussi. Et ce qui est bien c’est de ne rien proposer du tout aussi, surtout sur une retraite d’une semaine.

 

  1. N’ayez pas peur de donner des cours de philosophie du Yoga mais seulement si cela vous intéresse de l’enseigner. Je propose plus une discussion qu’un cours, je ne suis pas formée pour ça ! Sur une semaine j’ai fais 2 sessions. La première sur l’histoire des asanas en me basant sur le livre « the yoga body » de Mark Singleton et ses recherches, et la 2ème sur les Yamas et les Niyamas en me basant sur la traduction des Yoga sutra de Bernard Bouanchaud. Pour une retraite d’un week-end aussi j’aime bien avoir un thème, j’avais travaillé la dernière fois sur les émotions et la prochaine je vais faire sur l’égo en me basant sur les chapitres du livre « Trois amis en quête de sagesse » avec Mathieu Ricard. Je leur fais carrément lire un chapitre pendant le stage et on en parle le dernier jour.

 

  1. Proposer une petite surprise pendant la cérémonie de clôture : on a eu la chance en Inde de faire venir une chanteuse de Drupath, chant traditionnel indien. On les avait fait s’allonger en savasana et elle est arrivée par surprise… Elles ont adoré !! On peut aussi leur faire faire des postures à deux ou simplement leur chanter soit même une belle chanson alors que les élèves sont en savasana. Au Laos on avait noué des bracelets autour du bras des uns des autres en y mettant une intention de bienveillance. Dans certains pays on peut acheter des pétales de fleurs et faire de jolies photos. C’est un bon moment pour faire une photo de groupe (je dis ça pour ne pas oublier comme je le fais à chaque fois J).

 

Voilà j’espère que ces conseils pourront vous inspirer, je suis preneuse pour vos supers idées récoltées dans vos pérégrinations yogiques ! Belles retraites à tous !

 

Rose Debouverie – Flow avec Rose (Yoga Vinyasa Lyon)